Découvrir rome

Roma est merveilleuse et immense. Elle était et est caput mundi. Que pourrais-je conseiller alors à mes hôtes pour se sentir déjà ici, au centre de la Ville Éternelle ? Un itinéraire simple et extraordinaire, Via del Corso : l’adresse de leur suite.

Ma promenade préférée va, de la Piazza Venezia à la Piazza del Popolo, de l’Autel de la Patrie aux chefs-d’œuvre de Caravaggio. Le long de ces 1500 mètres, je revois chaque jour plus de 2000 années d’histoire. Des édifices merveilleux, des musées, des églises et naturellement la rue, le corso qui, au temps de l’empereur Auguste, s’appelait « Via Lata ». En 1466, le pape Paul II décida de célébrer la fête de carnaval et, notamment, la course des chevaux arabes, justement le long de cette route, et depuis lors la rue a pris le nom de Via del Corso. Un nom qui est resté même après l’abolition de la course équestre en 1883.

Puis-je vous présenter vos « voisins » ? Pour commencer la silhouette monumentale de la Piazza Venezia, l’Autel de la Patrie: de sa terrasse on jouit d’un panorama époustouflant sur toute la ville. Puis, en face à la gauche de l’hôtel, le Palais Bonaparte, la maison de la mère de Napoléon.

Voulez-vous continuer ? En face sur la droite vous admirez déjà les chefs-d’œuvre de la Galerie Doria Pamphilj, une des collections d’art les plus précieuses de Rome. Quelques mètres encore et vous vous trouverez devant la magnifique Piazza Colonna – du nom de la Colonne de Marc-Aurèle, érigée en 192 après J.-C. – et Palazzo Chigi, le siège du gouvernement italien. Tournez à gauche et en un clin d’œil vous vous trouvez au Panthéon.

Si vous souhaitez, au contraire, continuer avec moi, nous parvenons au croisement avec la Via Condotti. Un peu de shopping ou directement un café au Caffè Greco ? Après ? Très bien. Alors en continuant nous arrivons devant l’extraordinaire Piazza del Popolo. Sur votre gauche le Caffè Rosati, et ceux qui aiment le film « Vacances Romaines » se souviendront d’Audrey Hepburn et de Gregory Peck assis à ces tables. Outre l’obélisque, on peut admirer l’Église de Santa Maria del Popolo : deux des œuvres les plus fantastiques de Caravaggio se trouvent ici. Maintenant je dois rentrer à l’hôtel, mais continuez à profiter du spectacle de Rome.

Natalino Gisonna

Monuments et Archéologie

Le Colisée

L'amphithéâtre flavien, inauguré en 80 ap. JC. par l’empereur Tito sous le nom d’Amphitheatrum Caesareum, prit son nom de Colisée au XIème siècle, dérivé de la toute proche et colossale statue de bronze de Néron inspirée au colosse de Rhodes, œuvre de Charles di Lindo du IIIème siècle av. JC.

Haut de 52 mètres, il consituait un espace d’environ 19 000 m², comprenant quatre ordres, ou étages, composés de 80 arches chacun et disposant de 70 000 places. La distribution des places se répartissait dans les cinq secteurs où était subdivisée la cavea et elles étaient assignées selon les différentes classes sociales dont le grade diminuait au fur et à mesure que l’on montait dans les étages : du maenianum primum au maenianum summum in ligneis - le secteur le plus haut étant destiné à la plèbe. Au centre de l’axe majeur se trouvait le pulvinar, soit la loge impériale ; un passage privé était également destiné à l’empereur, l’hypogée, creusé dans les fondations de l’édifice et connu comme « passage de Comodus ». Dans le système complexe de souterrains se déroulaient les activités en relation avec les spectacles et l’on trouvait également des montes-charges pour monter les animaux et les outils scénique jusqu’à l’étage de l’arène.

Domus Aurea, ou Maison dorée

La Domus Aurea, mère des souterrains romains.

Une telle affirmation n’est certainement pas le fruit du hasard puisqu’il s’agit bien de la demeure de Néron, l’hypogée la plus vaste et la plus fascinante que Rome ait pu conserver au plus profond de sa propre terre. La Domus Aurea conserve encore de manière intacte les peintures originales, les salles de l’alcôve, celles du Triclinio et les longs cryptoportiques ; le tout forme un véritable labyrinthe souterrain où l’on ne peut se retrouver qu’avec un plan archéologique et non sans mal.
 
 Après le célèbre incendie de 64 ap. JC. qui dévasta trois régions et endommagea sérieusement quatre des quatorze bustes d’Auguste, Néron décida de construire sa régie qui selon lui devait être la plus grande et la plus précieuse du monde. Les dommages majeurs de l’incendie se siuaient entre les cols Oppius, Fagutal et Carinae.

C’est justement dans cette zone que se construisit le nouveau palais, la Domus Aurea. Svetonio illustra pompeusement la demeure néronienne et il faut certainement le lui accorder car si nous n’analysons que les structures superficielles qui ont même été dépourvues d’éléments trop riches avant d’être complètement occultées pendant la période de Traiano.

Le Panthéon

Le Panthéon s’érige sur la place de la Rotonde, tout proche de la place de la Minerve. Appelé ainsi car il éait un temple dédié à plusieurs divinités. Il fut restauré par Domiziano et nous est parvenu presque intact suite à la restauration d’Hadrien en 130 ap. JC. En 609, le temple fut donné à l’empereur Foca et au Pape Boniface IV et fut transformé en église, ce qui favorisa son excellente conservations jusqu’à nos jours.

Presque tout ce que vous pouvez admirer remonte à l’époque romaine, même la coupole haute de 43,4m et l’imposante porte de bronze. Le portique est décoré à l’inérieur par des marbres prestigieux aux différentes couleurs et présente 16 colonnes monolithiques de granite hautes de 14 mètres.
L’intérieur présente un plan circulaire qui caractérise la majestuosité de la coupole et des coffres. L’unique ouverture au centre de la couple créé un effet de lumière qui exalte la grandeur et l’harmonie du monument. Dans les chapelles à l’extérieur se trouvent de nombreuses œuvres d’art mais aussi les tombeaux des rois d’Italie, de Baldassarre Peruzzi, Taddeo Zuccari et, particulièrement, le tombeau de Raphaël.

Maison d’Auguste

Triomphes Romains

 
Reliefs, bronzes, pièces, sculptures, peintures : voilà le matériel exposé qui nous fera comprendre ce que signifie « triomphe romain », en visualisant le concept et en racontant comment se passaient les cérémonies et autres fêtes.
 
Il existe plusieurs sections de décors : la première est relative à l’évoluion du triomphe de l’époque étrusque à l’époque hellénistique, dont Emilio Paolo, César, Pompeo, et jusqu’à Octave - une autre reproduit des scènes de batailles.

Visite de la Maison d’Octave-Auguste au Forum Romain

Récemment inaugurée après 20 ans de restauration, la Maison d’Octave-Auguste au Forum Romain, où vécu Auguste avant de devenir empereur, est enfin réouverte au public.
 
Certaines décorations des murs et des voutes sont restées intactes alors que d’autres ont été recomposées par des fragments décrivant des couleurs rouge, bleue et ocre rappelant les ambiances impériales qui seront visibles par petits groupes de 5 personnes maximum afin d’éviter d’autres dommages aux fresques. 




Le Vatican

Visiter la Basilique Saint-Pierre

Chaque jour, plus de 30 000 personnes visitent la Basilique Saint-Pierre au Vatican. Cette église, la plus importante et la plus grande du monde catholique, celle des cérémonies célébrées par le Pape, présente un intérêt artistique, historique et religieux extrêmement élevé.

Voulue par le Pape jules II, sa construction débuta le 18 avril 1506, sur le lieu où se dressait une petite église d’origine très ancienne, où, selon la tradition, fut enterré Saint Pierre. Elle fut achevée en 1667.

À l’intérieur de la Basilique Saint-Pierre de Rome, vous pourrez voir les tombes des papes, appelées les grottes vaticanes, visiter le Musée historique (Trésor de Saint-Pierre) ainsi que la célébrissime Coupole de Saint-Pierre, à laquelle il est également possible d’accéder par ascenseur.

La tombe de Saint Pierre et la nécropole se trouvent sous la basilique Saint-Pierre et pour visiter, il faut en faire la demande, en général très longtemps à l’avance, à la Fabrique de Saint-Pierre.

Les œuvres des Musées du Vatican

Vous pourrez admirer des joyaux artistiques d’une valeur considérable dans les Musées du Vatican. Le plus célèbre est très certainement la Chapelle Sixtine, mais il y a aussi le Musée grégorien égyptien, le Musée grégorien étrusque, la Pinacothèque avec des œuvres de Giotto et de Bondone et les Chambres de Raphael, où l’on peut admirer les œuvres célèbres du maître comme l’École d’Athènes et La dispute du très saint sacrement.

Pour visiter les Musées du Vatican, il est possible d’acheter vos billets en ligne sur la page officielle du Vatican.

Les jardins du Vatican

Les jardins du Vatican, conçus à l’origine comme un lieu de repos et de méditation du pape, présentent des éléments d’architecture de grande importance artistique et institutionnelle pour le Vatican. Ils occupent une grande partie de l’État du Vatican et accueillent des banques, des journaux ainsi que des palais apostoliques. Il est nécessaire de réserver pour accéder aux jardins et visiter leurs merveilles.

La bibliothèque Vaticane

Les locaux de la Bibliothèque vaticane sont accessibles uniquement aux chercheurs et pour des motifs universitaires. Ils abritent un des plus grands et des plus importants ensembles de textes anciens et rares du monde.

Pour toute information détaillée sur les horaires, la billetterie et les visites, consulter le site de l’État du Vatican.

Théâtre

Musique, opéras, ballets à Rome La saison romaine théâtrale, musicale et celle des ballets proposent toujours des affiches de grand intérêt.

Voici les noms de quelques-uns des importants théâtres romains proches de notre hôtel: le Salone Margherita, via Due Macelli 75, qui propose des spectacles de variétés et des revues; le théâtre Eliseo, pour des spectacles de théâtre classique et contemporain et le Sistina, pour des spectacles musicaux et télévisuels.

En ce qui concerne l’opéra et les ballets, le Théâtre de l’Opera de Rome, Piazza Beniamo Gigli, 7, propose des saisons d’opéras, de danse classique et contemporaine de niveau international.

Non loin de l’Hôtel Corso 281 se trouve également l’Auditorium Parc de la musique qui, grâce aux dimensions du superbe édifice conçu par Renzo Piano, programme un large choix de spectacles de théâtre, musique et danse.

Pour être informés sur la saison théâtrale, les opéras et les ballets à Rome, il est conseillé de consulter la page consacrée à Rome sur le site Teatro.org.


Èglises et Basiliques

Basilique Saint-Pierre

Située dans la Cité du Vatican (état indépendant en territoire italien), elle domine la Place Saint-Pierre, chef-d’oeuvre architectonique de Bernini. Ont œuvré sur cette basilique, centre spirituel du christianisme, Bramante, Raphaël, Giuliano da Sangallo, Peruzzi, Antonio da Sangallo avant que n’intervienne Michel-Ange en 1547 et dont est resté la partie absidale et le dôme, la plus grande œuvre murale jamais réalisée. Ensuite, Maderno érigea la façade et transforma, sur ordre du Pape, le plan de l’église alors en croix grecque en croix latine.

Précédée d’un immense escalier, la façade se compose de colonnes émergentes parmi lesquelles s’ouvrent des fenêtres. La plus grande, centrale, est la loge des bénédictions. L’atrium de Maderno est décoré par des ornements et des mosaïques, particulièrement intéressante la mosaïque « La Navicella » de Giotto. Cinq portes de bronze nous emmènent à l’intérieur et l’une d’entre elles, la porte sainte, ne s’ouvre que pour les jubilés. L’église est imposante et grandiose. Au centre, sous le lumineux dôme orné de mosaïques et au cenre sur l’autel papal se dresse le baldaquin de bronze de Bernini. À droite repose la statue de bronze de Saint-Pierre réalisée par A. di Cambio, le pied droit pôli par les baisers de millions de fidèles. Dans la nef de droite se trouve la Pitié, groupe de marbre sculpté par Michel-Ange.    L’abside est reliée à la fastueuse chaire de Saint-Pierre, opéra en bronze de Bernini. Il est possible de visiter le dôme qui offre un panorama exceptionnel de Rome.

Basilique Saint-Jean de Latran

L’Escalier Saint peut se visiter de 6h30 à 12h et de 15h30 à 18h30 du 1er avril au 30 septembre et du 1er octobre au 30 mars de 15h à 18h. Entrée gratuite.
Basilique Saint-Jean de Latran : définie comme la cathédrale d’Italie et du monde, elle fut fondée par le Pape Melchiade sur les terres de la famille des Laterani, puis donnée à l'empereur Constantin du Pontefice avec la grande caserne des équites singulares, sur les restes de laquelle émerge la basilique. L’église constituée de 5 nefs fut d’abord dédiée à Salvaore puis, plus tard, aux Seigneurs Giovanni Battista et Evangelista. Restaurée par S. Leone Magno et Hadrien Ier, elle fut endommagée par le tremblement de terre de 896 puis réédifiée par Sergio III en 905 et décorée par Nicolò IV entre 1288 et 1292. Refaite plusieurs fois par les pontifs Urbain V et Grégoire XI puis enfin Innocent X qui, en vue du jubilée de 1650, chargea Borromini de la moderniser complètement. Dans cette basilique se sont tenus les conseils des années 1123, 1139, 1179, 1215 et 1512.

Basilique Saint-Paul


Basilique Saint-Paul-hors-les-murs : également appelée Basilique Ostiense, la plus grande de Rome après Saint-Pierre. Ses dimensions sont identiques à celles de la Basilique Ulpia au Forum de Trajan.

Après Constantin, elle fut agrandie par Valentiniano et Teodosio, terminée ensuite par le fils Onorio. C’est une basilique à 5 nefs, divisée en 80 colonnes, la plus grande église du Christianisme, devant la moderne Saint-Pierre. Sa construction remonte au IVème siècle ap. JC. sur le lieu où fut inhumé Saint-Paul. La basilique présente un clocher de 5 étages, les trois premiers suivant un plan carré, le quatrième octogonale et le dernier en forme circulaire avec des colonnes corinthiennes fut erigé par Poletti pour remplacer le précédent au style romano-gothique abîmé par l’incendie. Dans la basilique, le toit lacunaire et intéressant avec ses riches ornements dorés sur fond blanc et un ciborio d’Arnolfo di Cambio, érigé en 1285, exemple splendide d’art gothique soutenu par 4 élégantes colonnes à profile aux chapiteaux de marbre doré et les mosaïques de Pietro Cavallini coevo de Giotto. En outre, le chœur qui a été crée au début du XIIIème siècle par Vassalletto.

Basilique Saint-Clément-du-Latran

Basilique Saint-Clément-du-Latran : l’église est dédiée à Clément, troisième pontif de l’histoire, qui, selon une légende, fut jeté dans la mer noire attaché à une enclume après avoir été exilé en Crimée. La basilique originelle, construite en 385, fu détruite en 1084 par les Normands. Elle fu réédifiée en 1108 par Pascal II sur le modèle des deux églises précédentes, ramenées à la lumière en 1857. Façade : l’entrée est formée d’un portillon du XIIème siècle qui se divise en un quadriportique aux colonnes ioniques. La façade de la fin du baroque est une œuvre de Carlo Stefano Fontana ; Plan intérieur : forme basilicale ; Nefs : trois avec absides ; Presbytère : au-dessus de la crypte se trouve le tabernacle soutenu par quattre précieuses colonnes de marbre « pavonazzetto »; cuvette absidale : grande mosaïque de l’école romaine du XIIème siècle ; Fresques : Giuseppe Chiari, Masolino da Panicale.

Basilique Sainte-Marie-Majeure

l s’agit de la quatrième basilique patriarcale de Rome, après Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Pierre et Saint-Jean de Latran. Dite aussi « Liberiana » car ressemble à une basilique construite par le Pape Libère à l’endroit où était tombé la neige en été (d’ailleurs elle était aussi appelée « Sainte-Marie-aux-Neiges »). Elle fut érigée par le Pape Sixte III en 432, tout de suite après le concile d'Éphèse qui revendiquait à la Madonne le titre de Mère de Dieu. Nicolas IV fit refaire l’abside, Clément X la façade principale. Le clocher en style roman, de 1377, avec sa flèche pyramidale, est le plus haut de Rome (environ 75 mères). La basilique a 3 nefs divisées par des colonnes en marbre et granit avec chapiteaux ioniques et offre un magnifique par-terre cosmatesque du XIIème siècle et un plafond à compartiments attribué à Giuliano Sangallo et doré avec ce qui a été le premier or parvenu d’Amérique en Italie. La basilique conserve ses mémoires antiques, comme ses célèbres mosaïques qui restent modernes comme la décoration de la Chapelle Paolina, ou Borghese.


Villas et Jardins

Villa Borghese
   
Villa Borghese est le parc citadin le plus connu de Rome. À l’intérieur se trouve la galerie du même nom où sont exposées certaines œuvres de prestige, des sculptures d’Antonio Canova aux toiles de Michelangele Merisi, dit le Caravaggio. Un peu plus au sud, devant la Place de Sienne, où a lieu chaque année au mois de mai le concours hippique de Rome, se trouve le musée dédié à Pietro Canonica, sculpteur et compositeur né à Moncalieri en 1869. Du même côté, vingt mètres plus loin, se trouve le Théâtre Globe construit en 2003 d’après le modèle londonien.
 
À l’entrée du parc de la Via Porta Pinciana, des vélos, tandem ou VTT sont disponibles à la location ainsi que des petites barques pour se balader sur le lac. À la hauteur du Galoppatoio, vous pourrez aussi sauter dans la montgolfière électrique qui vous offrira une splendide vue panoramique sur le centre historique.

La partie adjacente à la Place du Peuple, le Pincio, est célèbre pour sa vue panoramique sur le Vatican et le mont Mario. L’itinéraire continue vers l’Esplanade Faminio, à l’entrée principale du parc. À côté de la Place du Peuple, l’Église S. Maria renferme un patrimoine artistique inestimable, allant du Caravaggio à Pinturicchio. La visite continue par l’Esplanade Flaminio en prenant le tram 225 qui mène au musée étrusque et à la Galerie.

Villa Médicis

La villa, siège de l’Académie Française, à la Trinité des Monts, a été construite dès le XVIème siècle et fut achetée par le cardinal Ferdinand de Médicis en 1576. Les jardins qui ont poussés le long des allées sont délimités par des haies ornées de statues, de sarcophages et de fontaines.

Quand, au XVIIIème siècle, elle était le siège de l’ambassade de Florence, à l’occasion des fêtes, de splendides jeux d’eau étaient mis en place. Avec la disparition des Médicis, la villa est devenue propriété des gérants de Toscane puis de Napoléon Bonaparte qui en fit le siège de l’Académie Française.  Depuis 1928, l’édifice est ouvert au public et accueille des expositions artistiques.

Villa Doria Pamphili

La villa, devenue en 1971 le plus grand parc public de la ville, est fréquenté par les passionnés de jogging et les propriétaires de chiens. Son noyau le plus antique, au 183 de la via Aurelia Antica, est l’édifice appelé Villa Vecchia (vielle villa), qui existait déjà quand Panfilo Pamphili l’acheta en 1630.

La nouvelle villa fut réalisée entre 1644 et 1652 par Algardi et Grimaldi, à l’époque du Pape Innocent X Pamphili. Les salles de la villa aux riches fresques, accessibles par le 111 via Aurelia, étaient ornées d’une collection de statues qui se trouvent aujourd’hui dans les musées du Capitole. Des modifications et agrandissements de la villa ont été apportés à la fin du XIXème siècle. Après les événements belliqueux de la République Romaine de 1849, elle fut unie à la villa Corsini et l'entrée par la via di Porta San Pancrazio devint l’entrée principale.

Villa d'Este
   

Villa d'Este, chef d’œuvre des jardins italiens inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondiale de l’humanité, représente, avec son impressionnante concentration de fontaines, nymphes, grottes, jeux d’eau et son orgue hydraulique, un modèle qui a été tant de fois émulé par les jardins européens du maniérisme et du baroque.

Dans l’extraordinaire contexte paysagiste, artistique et historique de Tivoli, le jardin est également renommé pour les ruines prestigieuses des villas antiques qu’il renferme, comme la Villa d’Hadrien, mais aussi pour le riche parcourt de fontaines, cavernes et cascades, symboles d’une guerre millénaire entre pierres et eaux. Les imposantes constructions et les jardins en terrasses rappellent les Jardins persillés de Babylone, une des merveilles du monde antique, alors que les chutes d’eau, avec un aqueduc et un tunnel sous la ville, rappellent le savoir ingénieux des romains.

Le cardinal Hippolyte II d'Este, après les désillusions des élections pontificales ratées, fit revivre ici les fastes des cours de Ferrara, Rome et Fontainebleau et renaître la magnificence de la Villa d’Hadrien. Gouverneur de Tivoli à partir de 1550, il caressa rapidement l’idée de réaliser un jardin dans la pente affaissée de la « Vallée gaudente », mais c’est seulement après 1560 que le programme architectural et iconologique de la villa, projeté par le peintre-archéologue-architecte Pirro Ligorio, sera réalisé par l’architecte de la cour Alberto Galvani.

Villa d’Hadrien

La Villa d’Hadrien de Tivoli fut construite à partir de 117 av.JC. par l’empereur Hadrien et fut sa résidence impériale à l’écart de Rome. Il s’agit de la villa la plus importante et complexe qui nous soit restée de l’antiquité romaine, étant presque plus vaste que la ville de Pompei (au moins 80 hectares).

Entrée dans la liste des monuments au patrimoine de l’humanité de l’Unesco en 1999, la Villa d’Hadrien partage avec beaucoup d’autres sites archéologiques célèbres le paradoxe d’être connue et fouillée depuis plus de 500 ans, restant pourtant en grande partie inconnue en profondeur.

La Villa d’Hadrien exista jusqu’à l’antiquité tardive, avant d’être mise à sac par Totila et de passer de longs siècles dans l’oubli. Devenue « Titoli la Vieille », elle fut réduite à une sorte de clairière où la ville de Tivoli, important siège épiscopal, pouvait extraire les pierres et le marbre. À la fin du XVème siècle, Biondo Flacio la renomma comme la Villa de l’Empereur Hadrien dont parlait l’« Historia Augusta » et le Pape Alexandre VI Borgia promit d’entreprendre les premières fouilles du Petit Théâtre pendant lesquelles furent découvertes les statues de muses actuellement exposées au musée du Prado à Madrid. La célébrité de la villa fut consacrée par le Pape Pio II Piccolomini qui la visita et la decrivit dans ses Commentaires.


Galeries et Musées

Musées du Vatican

Le noyau initial des Musées du Vatican était constitué par la collection de sculptures commencée par Jules II (1503-1513) et alors exposée dans la « Cours des statues », aujourd'hui Cour Octogonale. Les Papes furent les premiers souverains à mettre à la disposition de la culture et du public leurs collections d’art privées. Dans leur structure de collections d’art organisées dans des bâtiments accessibles au public, les Musées et les Galeries Pontificales naissent sous Clément XIV (1769-1774) et Pie VI (1775-1799) et, pour cette raison, la section emménagée sous ces deux Papes prit les noms de Musée Pio-Clementino. Pie VII (1800-1823) agrandit considérablement les collections d'Antiquités Classiques, en y ajoutant le Musée Chiaramonti et le Braccio Nuovo et enrichit largement la collection épigraphique exposée dans la galerie lapidaire.
Grégoire XVI (1831-1846) fonda le Musée Etrusque (1837) avec les pièces provenant des fouilles de l’Étrurie méridionale réalisées à partir de 1828, le Musée Egyptien (1839) avec les monuments égyptiens provenant d’explorations faites en Egypte et avec ceux qui se trouvaient déjà au Vatican et au Musée du Capitole, le Musée Profane du Latran (1844) avec des statues, des bas-reliefs et des mosaïques d'époque romaine qui ne pouvaient prendre place dans les édifices du Vatican. Au Musée Profane du Latran, Pie IX (1846-1878) ajouta en 1854 le Musée Chrétien, comprenant la statuaire antique chrétienne, en particulier des sarcophages et des inscriptions. Sous le pontificat de Saint Pie X (1903-1914), en 1910, fut ajouté le Musée Lapidaire Juif: une section contenant 137 inscriptions d’antiques cimetières juifs de Rome, pour la plupart provenant du cimetière de la Via Portuense et données par les propriétaires, les marquis Pellegrini-Quarantotti. Ces dernières collections (Musée Grégorien Profane, Musée Pie Chrétien et Lapidaire Juif) ont été transportées, sous Jean XXIII (1958-1963), du Latran à un nouveau bâtiment spécialement construit au Vatican; en 1970 ces collections ont été réouvertes au public.

Galerie Borghese

Le noyau le plus important des sculptures et des peintures conservées dans la Galerie Borghese remonte au collectionnisme du cardinal Scipione (1579-1633), fils d’Ortensia Borghese, sœur du Pape Paul V, et de Francesco Caffarelli, mais les événements des trois siècles qui suivirent, entre pertes et rachats, laissèrent de graves traces. Le cardinal Scipione portait son attention sur toutes les expressions de l’art antique, de la renaissance et contemporain, prêt à révoquer un nouvel âge d’or. Peu inéressé à l’art médiéval, il chercha par contre avec passion les sculptures antiques. Mais l’ambition du cardinal favorisa la création de nouvelles sculptures et surout de groupes de marbre qui allaient être confrontées aux œuvres antiques.

Le portrait de Paolina Bonaparte Borghese, peint par le Canova entre 1805 et 1808, se trouve dans la villa depuis 1838. En 1807, Camillo Borghese vendit à Napoléon 154 statuee, 160 bustes, 170 bas-reliefs, 30 colonnes et divers vases qui constitent le fondement Borghese du Louvre. Mais dès la troisième décennie du XIXème siècle, les graves lacunes venaient remplacées par de nouveaux matériaux provenant de récentes fouilles archéologiques et par des œuvres récupérées dans les caves et autres demeures des Borghese.

La collection de peintures du cardinal était impressionnante et déjà en 1613, décrite poétiquement par Scipione Francucci. En 1607 le Pape avait fait assigner à Scipione 107 tableaux confisqués au peintre Giuseppe Cesari, dit le Cavalier d'Arpino. L’année suivante eut lieu l’exportation clandestine de la Chapelle Baglioni à l’église de Saint-Françoise à Pérouge et le transfert à Rome de la Déposition de Raphaël, assignée au cardinal Scipione avec motu proprio du Pape.

Le Vittoriano

Également appelé « Vittoriano », il domine la Place de Venise. Érigé en clacaire blanc en 1885, il fut inauguré en 1911 mais il fallut encore une vingtaine d’années avant qu’il ne soit complètement terminé. Symbole de l’unité italienne depuis 1921, il est aussi considéré comme l’autel de la Patrie. Deux sentinelles d’honneur gardent en permanence le tombeau du « soldat inconnu » contenant la dépouille d’un soldat inconnu tombé pendant la première guerre mondiale.
 Un énorme escalier entouré de lions ailés et de deux Victoires de bronze, mène à l’autel de la Patrie. L’autel de la Patrie présente de haut-reliefs d’Angelo Zanelli avec au centre la statue de Rome. Au centre du monument domine la statue équestre de Victor-Emmanuel II réalisée en bronze par Enrico Chiaradia. Derrière le monument, un portique grandiose complète le tableau avec ses colonnes hautes de 15 mètres et les deux colossales quadriges de bronze avec des Victoires ailées réalisées par Carlo Fontana e Paolo Bartolini.

Palais Altemps

En 1568, le cardinal Marco Sittico Altemps commissionna aux Soderini une somme de 19.000 écus, devenant ainsi propriétaire du palais. Dès l’année suivante, les travaux de nettoyage et de réparation commencent, travaux qui vont durer une trentaine d’années.
 On procède à la décoration de peintures et aux finitions auxquelles sont ajoutées des éléments et un agrandissement des espaces. Des artistes comme Lattanzio Bonastri, Martino Longhi, Pandolfo del Grande, Giacomo della Porta s’alerteront dans la mise en œuvre des différentes interventions.
L'architecte Francesco da Volterra vérifie, lui, l’exécution des agencements intérieurs comme les cadres, les portes, les encastrements, les murs, les planchers, en particulier dans les salons où se trouvent des plafonds en bois.
En 1695, cette phase de transformations considérables commencée par Marco Sittico Altemps prend fin.
On parle au fil des années d’autres interventions, même si plus marginales, comme celle de 1603 pour l’agrandissement et la décoration de la chapelle, le ravalement de façades et la construction d’une balançoire.

Villa Farnesina

La villa Farnesina fait face au Palais Corsini, via della Lungara. Elle fut construite entre 1506 et 1510 selon la volonté du banquier siennois Agostino Chigi. À la mort du banquier commence pour la villa une période de décadence pendant laquelle elle sera privée des œuvres qu’elle renferme. En 1577, la villa fut rachetée par le cardinal Alessandro Farnese. Elle est depuis connue sont le nom de Villa Farnesina.
La villa est formée d’un bloc central avec une loggia à cinq arches et deux avant-postes latéraux. Le dessin assez simple de l’édifice est en parfaite harmonie avec le jardin qui l’entoure. Depuis l’atrium style XIXème on rejoint directement la loggia de Psiche, soigneusement peinte en 1517 par les élèves de Raphaël.

Depuis la loggia il est possible d’accéder directement à la salle de la Galatée avec son plafond décoré par Peruzzi en 1511. La fresque la plus importante de la salle est la célèbre œuvre de Raphaël « Galatée ».  À l’étage supérieur de la villa se trouve le splendide salon des perspectives, aux fresques de Peruzzi et de son atelier (1518). Il accueil un Cabinet pour les médias, les revues de presses rares, fondé en 1895 pour conserver les impressions et les dessins des Corsini.